Globe 3
 Coopération internationale

RUSSIE
Séminaire « Russie puissance mondiale, puissance démocratique ? », 9 octobre 2009
Le 9 octobre 2009, la Fondation Jean-Jaurès a organisé en partenariat avec le mouvement Alternativy, coordinateur du Forum social russe, un colloque à l’Assemblée nationale sur le thème : « Russie puissance mondiale, puissance démocratique ? ».
A cette occasion, ont dialogué des responsables des luttes pour les droits de l’homme et de syndicats russes avec des homologues français autour des nouvelles formes de mobilisation sociales et de revendications comme « ferments de la démocratie » face aux impasses politiques. Ont été également abordés les principes d’une politique bilatérale Union européenne/Russie.

>> Retrouvez le programme
>> Téléchargez l'entretien avec Gérard Fuchs

ETATS-UNIS
Séminaire économique, 5 octobre 2009
La Fondation Jean-Jaurès a participé à un séminaire co-organisé par la Fondation européenne pour les études progressistes (FEPS) et l’Economic Policy Institute le 5 octobre 2009 à Washington. L’objectif était de faire dialoguer des responsables politiques et des économistes de plusieurs continents sur la situation de la crise mondiale et des solutions politiques à y apporter en termes de croissance stable et d’emplois décents. Gérard Fuchs, responsable de la coopération internationale de la Fondation Jean-Jaurès, a participé aux débats.
>> Retrouvez le compte-rendu de Gérard Fuchs


ETATS-UNIS
Rencontre entre Américaines et Européennes, 1er octobre 2009
Le 1er octobre dernier, s’est tenue à Boston (Etats-Unis) une première rencontre entre Américaines et Européennes autour du thème : « L’égalité entre les femmes et les hommes en Europe et aux Etats-Unis ». Cette rencontre était co-organisée par la Fondation Jean-Jaurès, la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS) et le Centre de relations internationales de l’université de Boston, dirigé par Vivien Schmidt. Il s’est agi de confronter les expériences des femmes pour la conquête de l’égalité, particulièrement dans le marché du travail et dans la sphère politique, des deux côtés de l’Atlantique, sur des systèmes politiques et sociaux très différents.
Ont participé à cette réunion particulièrement enrichissante – et qui en appelle d’autres – sept intervenantes européennes et dix intervenantes américaines, professeures d’université, responsables politiques, chercheuses et responsables d’associations ainsi que les animateurs des deux fondations, Ernst Stetter pour la FEPS et Ghislaine Toutain pour la Fondation Jean-Jaurès. Les débats ont fait apparaître que ce qui unit Américaines et Européennes au-delà de ce qui les différencie est à la fois la persistance d’inégalités et de discriminations importantes dans tous les secteurs de la vie sociale et la volonté commune de poursuivre la construction d’une démocratie paritaire, au sein de laquelle le pouvoir politique, économique, social et culturel soit également réparti entre les sexes. Un modèle social nouveau et « révolutionnaire » à faire émerger dans les plus brefs délais…

UKRAINE
Mission du Forum européen, 17 et 18 septembre 2009
Les 17 et 18 septembre derniers, la Fondation Jean-Jaurès, représentée par Michèle Kahn, a participé à une mission du Forum européen pour la démocratie en Ukraine, pour rencontrer les partis sociaux-démocrates et des ONG. Au début de la campagne électorale présidentielle qui s’est ouverte le 19 septembre et s’achèvera le 17 janvier 2010, la situation économique et politique est toujours aussi difficile et tendue.
L’Ukraine a été plus frappée par la crise que d’autres pays proches (baisse de 20 % du PIB, monnaie – 6 %, grosse baisse de la masse des salaires…). Les inégalités sont criantes et la confiance est en berne. Si l’Ukraine a été particulièrement touchée, c’est en raison du poids et de la nature de ses exportations, comme l’acier par exemple, et de sa dépendance énergétique (le gaz russe est devenu plus cher).
Les partis politiques sont discrédités aussi en raison de la corruption endémique et le parlement toujours bloqué dans son fonctionnement. Si toute la classe politique pâtit de cette crise, c’est la popularité du président Iouchtchenko qui en subit les conséquences les plus dramatiques – il serait, d’ailleurs, en tout début de campagne seulement crédité de 2 à 3 % d’intentions de vote.
Aujourd’hui, il existe trente candidats potentiels, plus ou moins soutenus financièrement, ce qui est capital pour mener une campagne visible, car il est difficile de compter sur les 68 partis enregistrés et qui sont pour la plupart microscopiques.
Quant aux candidats les plus importants comme I. Timochenko ou V. Ianoukovitch, ils sont plutôt soutenus par des « mouvements » aux contours assez flous.
Un autre candidat, Arseny Yatsenik, qui se présente comme le candidat de la lutte anticorruption, est crédité d’une certaine audience, mais le seul grand parti vraiment organisé reste le PC.
Les forces de gauches sont très faibles en termes d’organisation, le SPU membre de l’IS ayant disparu du parlement lors des dernières élections législatives et le SDPU étant principalement représenté dans les milieux intellectuels.
Cependant la notion social-démocrate est encore largement revendiquée et les forces sociales – notamment syndicales qui sont puissantes – encore bien organisées.

CHILI
Forum annuel du progressisme, 10 et 11 septembre 2009

La troisième édition du Forum annuel du progressisme s’est tenue à Santiago du Chili les 10 et 11 septembre derniers. Lancé à l’initiative d’un réseau de fondations latino-américaines, ce grand colloque international a également été co-organisé par la Fondation Jean-Jaurès et plusieurs fondations européennes et ouvert par Michelle Bachelet, présidente de la République du Chili. Le thème abordé cette année, « Le nouvel ordre mondial post-néolibéral : quel agenda progressiste pour les Etats ? », a été traité par de prestigieuses personnalités venues des continents latino-américain et européen. Laurent Fabius, député, ancien Premier ministre, représentait la Fondation Jean-Jaurès et s’est exprimé sur « La fin du paradigme néolibéral et la crise structurelle du capitalisme ».

>> Retrouvez le discours de Laurent Fabius
>> Retrouvez le programme du Forum annuel du progressisme
>> Allez sur le site de Chile 21



ROUMANIE
Les forces en présence au début de la campagne électorale
Le candidat du PSD est le président du parti, Mircea Geoana, qui est également le président du Sénat. Il est soutenu par le parti et en particulier par MM. Nastase et Iliescu, ainsi que par les responsables locaux, ce qui est capital pour la campagne et ce qui n’a pas toujours été le cas dans le passé. Sorin Oprescu, maire de Bucarest et ex-membre du PSD, a annoncé qu’il allait lui aussi se présenter comme candidat indépendant. Toutes les spéculations sont possibles : certains pensent par exemple que ce serait le président Traian Basescu qui l’aurait convaincu de se porter candidat afin de diviser les voix de la gauche. Cependant, Sorin Oprescu, lui, soutient qu’il lui est possible de l’emporter en s’appuyant sur les mécontents du régime Basescu. Il est d’ailleurs soutenu par des anciens membre du PSD (appartenant au groupe Iliescu, mais sans l’appui de l’ex-président).

>> Lire la suite



UN ÉTÉ MEURTRIER POUR LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE


par Guy Labertit



L'annonce officielle, le jeudi 3 septembre, de l’élection d’Ali Ben Bongo Ondimba à la tête du Gabon est venue parachever un été 2009 particulièrement difficile pour la démocratie en Afrique. Candidat officiel de l’ancien parti unique – le Parti démocratique du Gabon (PDG) –, âgé de 50 ans, le fils d’Omar Bongo Ondimba, décédé en juin dernier à 73 ans après avoir dirigé sans partage le pays pendant plus de 41 ans (1967-2009), a été officiellement élu avec 141 952 voix (41,73 %). Selon les chiffres officiels, il a devancé son ancien meilleur ami André Mba Obame (88 208 voix, soit 25,88 %), ministre de l’Intérieur jusqu’en juin 2009, dans le cadre d’un scrutin à un seul tour, à majorité simple. L’opposant historique, Pierre Mamboundou, 62 ans, présidant l’Union du peuple gabonais, qui s’était réconcilié avec le président défunt, a recueilli, toujours selon les chiffres officiels, 85 797 voix, soit 25,22 %.
>> Télécharger en .pdf...





NIGER. LE COUP DE FORCE DU PRÉSIDENT

par Guy Labertit



Le Président du Niger, Mamadou Tandja, qui veut se maintenir à la tête de l’Etat à l’issue de son second mandat au mépris de la Constitution de son pays qui le lui interdit, a durci son bras de fer avec tous ceux qui s’opposent à son dessein en dissolvant l’Assemblée nationale du Niger, le 26 mai 2009.

La dissolution de l’Assemblée Nationale ou le grand saut dans l’inconnu
Cette décision a été prise au lendemain de l’avis de la Cour constitutionnelle qui concluait que « le Président de la République ne saurait engager ou poursuivre le changement de la Constitution sans violer son serment ». Cet avis aurait pu autoriser les députés à demander que le chef de l’Etat soit traduit devant la Haute Cour de Justice pour « haute trahison ». Dans un message à la Nation, le 29 mai, Mamadou Tandja a confirmé son intention d’organiser un référendum constitutionnel qui instaurerait une période de transition de trois ans pendant laquelle il assumerait la magistrature suprême. Cette épreuve de force crée une situation inédite qui peut être propice à un coup d’Etat militaire d’autant que l’Armée nigérienne est omniprésente dans la vie politique du pays depuis 1974..
>> Télécharger en .pdf...



CAP-VERT
Séminaire avec la section française du PAICV, 16 mai 2009


A l’occasion du dixième anniversaire de la section française du Parti africain de l’indépendance du Cap-Vert (PAICV), une rencontre entre la Fondation Jean-Jaurès et son partenaire cap-verdien, actuellement au pouvoir, s’est tenue le 16 mai 2009 dans les locaux de la Fondation. La délégation du PAICV était menée par Mario Matos, responsable chargé de l’Europe. Après une première réunion en comité restreint, de nombreux militants vivant en France ont participé aux débats portant sur la question des femmes et celle des mouvements de jeunesse des partis qui ont jalonné cette journée de travail.

FRANCE/ALLEMAGNE
Séminaire sur le couple franco-allemand aujourd’hui, 29 avril 2009

La Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Friedrich Ebert-Paris ont organisé, le 29 avril dernier, un séminaire fermé d’analyse des relations franco-allemandes aujourd’hui, alors que le « mariage de raison » entre les deux pays est à la peine. Quel rôle peuvent alors jouer les forces social-démocrates pour contrer cette évolution ? Une trentaine de personnalités françaises et allemandes ont débattu ces enjeux autour des interventions des deux anciens ministres Hubert Védrine et Jean-Louis Bianco et des deux députés allemands Angelica Schwall-Düren et Kurt Bodewig. Henri Nallet, qui a conclu les travaux de ce séminaire, a souhaité que ces débats de haut niveau entre sociaux-démocrates franco-allemands trouvent un prolongement avec l’organisation régulière d’autres séminaires.

GEORGIE/ARMENIE
Mission du Forum européen pour la démocratie, 26-29 avril 2009

La mission du Forum européen, du 26 au 29 avril 2009 à Tbilissi, s’est tenue dans un contexte particulièrement tendu, l’opposition unie campant depuis le 9 avril dans les rues, tenant des meetings quotidiens devant le Parlement et réclamant la démission du président Saakachvili. La délégation, au sein de laquelle Michèle Kahn représentait la FJJ, a rencontré divers représentants de l’opposition, d’ONG et de syndicats, la vice-ministre d’Etat chargée de l’intégration euro-atlantique, un représentant de la délégation de l’UE et le responsable du NDI. En dépit de leur opposition commune au président Saakachvili, les partis politiques qui composent cette opposition ne sont pas d’accord sur les positions à adopter face à lui. Certains interlocuteurs seraient disposés à engager des pourparlers en vue d’obtenir des modifications constitutionnelles accroissant les pouvoirs du Parlement au détriment de ceux du président, d’autres seraient opposés à tout compromis. Si le choix européen est primordial pour les interlocuteurs rencontrés, il n’est pas à l’ordre du jour pour les instances européennes,le remplacement de la politique de voisinage par le Partenariat oriental maintenant toujours les pays concernés à l’écart de toute éventuelle adhésion. L’impression reste mitigée : plus grande visibilité et vitalité de l’opposition, manifestations citoyennes, relations entre les différentes composantes mais encore beaucoup de différences entre elles et peu de moyens pour s’organiser efficacement.

>> Lire le compte-rendu complet de Michèle Kahn


RUSSIE
Semaine de la social-démocratie, 24-28 avril 2009


Depuis plusieurs années, la fondation Jean Jaurès s'efforce de trouver en Russie un partenaire à la fois représentatif et indépendant du pouvoir. Rude défi, qui nous a fait connaître toutes sortes de pratiques politiques, comme la manipulation des seuils électoraux afin qu'un parti en croissance ne puisse se présenter aux élections ou le rachat d'un parti par un oligarque ! Le côté positif de notre expérience était évidemment de se dire que nous avions détecté des organisation d'avenir puisque le pouvoir jugeait nécessaire de les faire disparaître ; le côté négatif était qu'au bout du compte nous nous retrouvions sans partenaire !
Or pour la fondation, la présence en Russie représente un impératif absolu car ce pays, outre son statut de puissance européenne, a vocation à être représenté au titre des deux types de réseaux que nous construisons et entretenons, comme pays en transition démocratique difficile d'une part, comme pays émergent d'autre part. Mon récent voyage à Moscou avait pour but de valider le choix d'un type de partenaire autre qu'un parti politique, à savoir un réseau associatif se réclamant du Forum social européen et organisant à la fois une réflexion politique et, à travers ses membres, des actions décentralisées. A l'expérience, il semble bien que ce réseau, qui s'appelle "Alternativy" et est animé par un professeur d'université, corresponde presque à nos attentes : en trois jours j'ai pu à la fois participer à un débat intellectuel de haut niveau sur "La gauche et la crise" et discuter avec toute une série d'animateurs des organisations membres, engagées sur toutes sortes de terrains, des droits de l'homme à la création de syndicats indépendants. Prochaine activité commune : un colloque à Paris sur la situation interne de la Russie. A nous de lui donner l'écho que mérite un pareil sujet.
Gérard Fuchs

>> Lire l’intervention de Gérard Fuchs « La gauche et la crise »


ITALIE
Accueil de l’école itinérante du Parti démocrate italien, 23 avril 2009


La Fondation a accueilli dans ses locaux l’« Ecole itinérante » des jeunes militants du Parti démocrate italien le 23 avril dernier, autour de la question « Qu’est-ce qu’être de gauche aujourd’hui en France et en Europe ? ». Une cinquantaine de jeunes ont débattu de cette thématique autour des interventions de Alain Bergounioux, historien et conseiller aux relations avec les fondations et revues au PS, Laurent Baumel, secrétaire national adjoint du PS chargé de l’Europe et des relations internationales, et Gérard Fuchs, responsable de la coopération internationale à la Fondation.

BELGIQUE
Forum progressiste mondial, 2-3 avril 2009


La Fondation était présente au Forum progressiste mondial qui s’est tenu à Bruxelles les 2 et 3 avril 2009 et réunissait des responsables sociaux-démocrates de toute la planète autour de l’élaboration d’un nouvel agenda progressiste mondial. La Fondation était représentée par Henri Nallet, vice-président de la Fondation, qui est intervenu sur le thème de l’agriculture, Gérard Fuchs, responsable de la coopération internationale, et Guy Labertit, conseiller du président pour l’Afrique et l’Amérique latine.

ROUMANIE
Préparation des élections européennes, 27-28 mars 2009


Dans le cadre de sa coopération avec la fondation de gauche Ovidiu Sincai, la Fondation Jean-Jaurès a organisé à Bucarest, les 27 et 28 mars derniers, un séminaire de préparation des élections européennes du 7 juin 2009. Ce n’était pas le premier du genre mais il apparaît toujours important de renforcer la réflexion et l’organisation des jeunes militants. Le contexte ne leur est en effet pas très favorable et ils peinent à trouver la place qui leur est due. Ils pourraient donc se décourager d’autant plus que l’électorat, et notamment l’électorat jeune, développe une méfiance de plus en plus grande vis-à-vis des partis politiques et des démarches d’engagement. Le secteur femmes est pour sa part mieux structuré et il a organisé, à plusieurs reprises avec la Fondation, des formations ; mais il a néanmoins souhaité participer au séminaire des jeunes : cette volonté rejoignait tout à fait les vues de la Fondation qui plaide pour que des coopérations se développent entre ces secteurs au sein des partis. Celles-ci sont tout particulièrement pertinentes pour affronter ces élections qui suscitent dans les pays de fraîche adhésion indifférence ou méfiance.

Afrique
3 questions à Gérard Fuchs à propos de la situation politique en Guinée :

Gérard Fuchs est responsable du département Coopération Internationale de la Fondation Jean-Jaurès.


BRÉSIL
19 et 20 mars 2009 : Séminaire « Discrimination, intégration »


En partenariat avec la Fondation Perseu Abramo et le Parti des travailleurs brésiliens, la Fondation Jean-Jaurès a organisé les 19 et 20 mars 2009 (sur le budget 2008) à São Paulo (Brésil) un séminaire intitulé « Discrimination, intégration : Brésil-France, expériences croisées », qui s’est attaché à débattre de deux réalités sociales et historiques différentes mais confrontées au même problème, celui d’apporter une réponse au défi de la discrimination raciale et sociale inacceptable en démocratie. La Fondation Jean-Jaurès a permis ainsi un fructueux dialogue entre plusieurs personnalités brésiliennes – notamment Edson Santos, ministre-chef du Secrétariat spécial de promotion de l’égalité raciale, ainsi que des acteurs renommés de la lutte contre le racisme au Brésil – et françaises – George Pau-Langevin, députée de Paris et vice-présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’IRIS et délégué national « Amérique latine » au PS, et Loubna Méliane, co-fondatrice de l’association « Ni putes ni soumises », ancienne vice-présidente de SOS Racisme et déléguée nationale « Lutte contre les discriminations » au PS.

GUINÉE
Elections démocratiques : contrôle et transparence


A la suite du décès, le 23 décembre dernier, du président guinéen Lansana Conté, au pouvoir depuis 1984, une junte militaire réunie au sein du CNDD (Conseil national pour le développement et la démocratie) et menée par le capitaine Moussa Dadis Camara s’est emparée du pouvoir et a imposé une période de transition politique promettant de ne pas vouloir maintenir la junte au pouvoir. Après avoir levé début mars 2009 l’interdiction des activités politiques et syndicales, la junte s’est formellement engagée à organiser des élections ouvertes au cours du dernier trimestre de l’année 2009. C’est en vue de participer à la préparation et à la réussite de ces élections que la FJJ et son partenaire de longue date, le RPG d’Alpha Condé (Rassemblement du peuple de Guinée, membre de l’IS), ont organisé à Conakry du 20 au 22 mars 2009 un colloque autour de la thématique « Elections démocratiques : contrôle et transparence ». La fin du régime autoritaire de Lansana Conté, la vigilante pression de la communauté internationale et les engagements pris par Dadis Camara laissent espérer, pour la première fois depuis son indépendance en 1958, la tenue d’élections réellement démocratiques. C’est à cet espoir d’un avènement démocratique pour la Guinée que la Fondation Jean-Jaurès veut ainsi contribuer. Elle s’attache à définir ses champs d’application. Elle ouvre enfin un débat capital sur les moyens de construire ce nouvel « Etat prévoyant », dans un monde qui en a cruellement besoin.

USA
Question à John G. Mason :

Quels espoirs a suscités l’élection de Barack Obama à la Maison-Blanche ? Doit-on s’attendre à des déceptions ?

Docteur en sociologie politique, John G. Mason est professeur de science politique à l’Université William Paterson (New Jersey). Il a été professeur invité à EHESS (2001) et à l’Université de Paris-VIII (2002-2003) et, depuis 2004, il est collaborateur extérieur du programme doctoral de l’Institut d’études européennes à l'Université de Paris-VIII.



CHILI
Questions à Pepe Auth :

Michelle Bachelet a été élue à la tête du Chili il y a deux ans.
Quel bilan peut-on dresser de son action ?
Où en est le continent sud-américain dans le processus d’intégration régionale ?

Pepe Auth est le président du Parti pour la démocratie, au Chili. Sociologue, expert électoral, il a été ambassadeur du Chili en Suède et est actuellement directeur des études électorales de la Fundación Chile 21.


CHINE
une question à Jean-Luc Domenach.

Votre dernier ouvrage s’appelle "La Chine m’inquiète". En quoi la Chine vous inquiète-t-elle ?

Directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (CERI) de Sciences Po-Paris, spécialiste de la Chine, Jean-Luc Domenach est l’auteur de La Chine m’inquiète (Perrin, 2008) et de Comprendre la Chine d’aujourd’hui (Paris, 2007).


BOLIVIE
Rassemblement progressiste


Le 25 janvier 2009, la Fondation Jean-Jaurès a participé à un grand rassemblement des forces progressistes de toute la région à l’occasion du référendum sur la nouvelle constitution bolivienne. Ce référendum voulu par le Président Evo Morales a permis aux électeurs boliviens de se prononcer en faveur de cette nouvelle constitution (à 60%) – qui offre notamment une nouvelle reconnaissance aux peuples indigènes, majoritaires dans la population, renforce les pouvoirs de l’Etat en matière économique et prévoit la séparation de l’Etat et de l’Eglise catholique – mais également en faveur d’une nouvelle donne en matière agricole (taille des exploitations limitée à 5000 hectares). Selon les observateurs internationaux, les élections se sont déroulées dans le calme et la transparence, le véritable enjeu étant désormais l’adhésion de toute la nation, et notamment des régions orientales de la Bolivie (la « medialuna »), à cette constitution. La Fondation était représentée par Susana Delbó.


BULGARIE
Colloque d’hommage à François Mitterrand


En partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès et l’Institut François Mitterrand, l’Institut culturel français de Sofia a commémoré le vingtième anniversaire de la visite du Président Mitterrand en Bulgarie, les 18 et 19 janvier 1989. Cet événement s’est décliné autour de plusieurs temps forts. Le 19 janvier 2009, un colloque, pour lequel six personnalités venues de France s’étaient déplacées, et notamment Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères, a réuni 150 personnes autour de Gueorgui Pirinski, président de l’Assemblée nationale bulgare. Un livre de témoignages bilingue, Sur les pas de la liberté, a été publié à 1000 exemplaires. Une exposition à la Résidence de France a également retracé la visite du Président à travers photos, télégrammes diplomatiques, articles de presse et documents d’archives français et bulgares de l’époque. Enfin, une place François Mitterrand a été inaugurée à Plovdiv, où s’était rendu le Président il y a vingt ans, et reconstitution a été faite du petit déjeuner qui avaient réuni douze intellectuels et contestataires à la Résidence. Les organisateurs ont souligné l’excellente couverture médiatique dont l’ensemble de ces manifestations commémoratives ont bénéficié. Cet événement commun s’inscrit dans le cadre d’un partenariat de longue date entre la Fondation Jean-Jaurès et le mouvement social-démocrate bulgare, actuellement au pouvoir.


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Le défi de la démocratie participative dans un pays en processus de décentralisation


La République démocratique du Congo demeure depuis la fin de la Seconde guerre (1998-2002) confrontée à une très grande instabilité politique, économique et sociale. Les élections locales envisagées cette année dans le cadre constitutionnel de décentralisation constituent un enjeu majeur quant à la structuration politique et administrative de l’Etat congolais, Etat pour le moins à ce jour « fantomatique » !
Du 23 au 27 janvier 2009, l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), parti de l’opposant historique Etienne Tshisekedi et membre de l’IS, en partenariat avec la FJJ a organisé à Kinshasa un séminaire de formation de ses futurs candidats et potentiels élus locaux autour des questions de gestion municipale et de démocratie « participative ».
Les nombreuses difficultés matérielles rencontrées, difficultés liées à la situation générale de délabrement à laquelle est confrontée la RDC, n’ont pas pour autant empêché le bon déroulement du séminaire. Les quatre journées de travail proposées aux 80 stagiaires ont en effet permis d’aborder plusieurs sujets essentiels liés à la thématique générale. L’absence d’élus locaux et la très faible réalité de la décentralisation politico-administrative n’ont pu permettre l’apport de témoignages et ont ainsi donné un caractère surtout théorique à la formation. Il faudra prêter attention à l’agenda politique des prochaines élections locales et voir si le thème de la décentralisation en constituera un élément clé et observer alors comment les candidats UDPS auront pu s’approprier les différents résultats des travaux du séminaire. Didier Chouat a représenté la Fondation à ce séminaire.


SERBIE
Séminaire de formation pour de jeunes responsables politiques


La Fondation Jean-Jaurès a été à l’origine d’un soutien à l’action de mouvements de jeunesses appartenant à plusieurs partis et leur a permis, depuis de nombreuses années, de se structurer dans un réseau efficace, malgré les difficultés liées aux rivalités de leurs partis respectifs. Ce soutien s’est essentiellement tourné vers la formation d’un groupe de responsables devenus des cadres de cette « fédération » et l’animation de la « semaine annuelle de la social-démocratie ». Celle-ci représente désormais un événement de référence parmi les jeunes soucieux de s’intéresser à l’animation citoyenne, syndicale et politique de leur pays.
Par ailleurs, avec le soutien d’autres fondations étrangères, ils étendent plus largement leur volonté de formation en direction de jeunes désireux de participer à la vie de leur parti respectif et de devenir à leur tour des formateurs. C’est dans ce sens qu’ils ont organisé, à Belgrade, les 16 et 17 janvier 2009, un stage de formation que la Fondation Jean-Jaurès a décidé de soutenir principalement, avec différents partenaires (Friedrich Ebert Stiftung, Centre pour des méthodes modernes, National Democratic Institute, CCD, SDU, PD, LDP). Bien que les considérations politiques aient servi de contenu aux exercices et aux projets élaborés en commun, la formation a porté essentiellement sur la méthodologie, la gestion des ressources humaines, l’organisation des partis. Il faut rappeler que les 25 participant(e)s appartenaient à trois partis concurrents au centre-gauche. Cette session a donné beaucoup de satisfaction et cette formation sera poursuivie. Anne-Catherine Franck a assuré cette formation pour la Fondation Jean-Jaurès.


ACTIONS 2008

>> ASIE...

>> AFRIQUE...

>> AMÉRIQUE LATINE...

>> CEI/CAUCASE...

>> EUROPE...

>> MÉDITERRANÉE/ORIENT...

Photo

Photo

Fiches signalétiques


L'action de coopération internationale de la Fondation Jean-Jaurès s'inscrit dans des choix politiques de soutien des forces social-démocrates à l'étranger. Cette rubrique vous propose d'en trouver l'explication concrète par continent et par pays, régulièrement réactualisée selon l'actualité de nos partenaires.

>> Consulter la rubrique...

Photo

Typologie de l'action de la FJJ

Tirant profit de la riche expérience politique française et prenant en compte le contexte chez les partenaires dans le but de répondre au mieux à leurs besoins, la Fondation Jean-Jaurès s'est spécialisée autour d'un certain nombre de domaines ou de questions. Certains thèmes d'intervention sont ainsi récurrents et constituent l'essentiel de l'action de la Fondation à l'étranger.

>> Voir les thèmes...




Photo
Vous êtes ici :
FJJ > International >



Top



Imprimer la page

Envoyer ˆ un ami

ACTIONS 2009 A VENIR...

BELGIQUE 8 septembre Séminaire « Next Left »

BELGIQUE 9 septembre Réunion des fondations européennes

CHILI 10-11 septembre Troisième forum annuel du progressisme

UKRAINE 17-18 septembre Mission auprès des partis sociaux-démocrates

ETATS-UNIS 1er octobre Séminaire « Féminisme »

ETATS-UNIS 5 octobre Séminaire économique

RUSSIE 9 octobre Séminaire « Les ferments de la démocratie »

SUEDE 21-24 octobre Journées européennes du développement

BENIN 30-31 octobre Séminaire régional « Social-démocratie et jeunesse africaine »

BELGIQUE 18 novembre Réunion des fondations européennes

FRANCE-ALLEMAGNE 26-27 novembre Forum franco-allemand

INDE 26-27 novembre Séminaire « Relations Union européenne / Inde »

REP. TCHEQUE 6-7 décembre Congrès du PSE

MAROC 11-12 décembre Séminaire « Droits de l’homme en Méditerranée »


ABONNEZ-VOUS



Adresse de la fondation